VIEUX-BOUCAU-LES-BAINS.
Les secouristes de la Protection civile étaient sur la brèche lors de leur manoeuvre départementale. (photo j.-M. f. )
Branle-bas de combat samedi dernier autour des arènes et du fronton, où une cinquantaine de secouristes de la Protection civile s'est activée entre deux averses. Quand la malédiction s'en mêle... C'était tout d'abord un pelotari qui s'effondrait, victime d'une crise cardiaque. Le trentenaire était mis sous défibrillateur. Les secours parvenaient à faire repartir le coeur et faisaient la liaison avec le Samu jusqu'à la prise en charge du sportif.
Survenait dans les minutes suivantes une cornada subie par un coursayre dans les arènes voisines. Conscient mais se plaignant de fortes douleurs dorsales, il recevait des secouristes les premiers gestes de secours. Après la pose d'un collier cervical, il était évacué des arènes sur un matelas coquille.
Devant cette succession de faits divers, le président de la Protection civile (PC), Jean Destruhaut, en appelait au renfort des six antennes landaises (Aire-sur-l'Adour, Soustons, Saint-Pierre-du-Mont/Mont-de-Marsan, Tartas, Morcenx et Tyrosse).
Une décision pleine d'à-propos puisque, en suivant, alors que la foule sortait des arènes, un motard faisait une embardée sur le sol détrempé. Sur place, se trouvaient le médecin Yves Picard et le responsable de la communication de la PC, Francis Ledoux. Rien que de très normal, les secouristes effectuaient là leur manoeuvre départementale.
Synchroniser les méthodes
Les thèmes choisis par l'antenne soustonnaise, organisatrice de l'après-midi, étaient travaillés à tour de rôle sous l'oeil attentif des instructeurs et des moniteurs, mais aussi de ceux jouant le rôle de spectateurs, chargés à chaque debriefing de faire part de leurs observations.
La dernière manoeuvre départementale s'était tenue deux ans auparavant à Tartas sur le thème des accidents d'équitation. « Même si nous avons tous à la base la même formation, l'objectif de ces rendez-vous est de synchroniser nos méthodes de travail », souligne Jean-Destruhaut.
« On apprend aussi à se connaître. » Une nécessité, estime Francis Ledoux car les secouristes peuvent être amenés à intervenir ensemble sur des dispositifs prévisionnels (Musicalarue à Luxey), des déclenchements de Plan rouge (accidents de la route), voire n'importe où en France (AZF).
La liste des 14 centres de vaccination des Landes :
- Centre de secours SDIS, 40800 Aire sur l'Ardour
- Nouveaux locaux Police Municipale, Place du Marché, 40130 Capbreton
- Centre Amélie Charrière, Avenue Francis Planté, 40100 Dax
- Salle d'Animation (équipe mobile), avenue de la Gare, 40310 Gabarret
- CCAS, 369, rue Victor Hugo, 40700 Hagetmau
- Salle des fêtes (équipe mobile), 40420 Labrit
- Salle Lamarque-Candau, Allées Raymond Farbos, 40000 Mont-de-Marsan
- Salle Arts et Loisirs, Place du Travail, 40380 Montfort
- Salle de la Pailleuse, 1, rue Anatole France, 40110 Morcenx
- Centre administratif, Place du 14 juillet, 40160 Parentis
- Salle voûtée du Château, accès par les quais, 40300 Peyrehorade
- Salle derrière le château (équipe mobile), Place de la Pologne, 40120 Roquefort
- Bureau médical (équipe mobile), 339, rue Brousta, 40430 Sore
- Gymnase de la Fontaine, Avenue Labouyrie, 40140 Soustons
SANTÉ. Tout est prêt pour vacciner tous les Landais lors des quatre mois qui viennent. Une question demeure : combien d'entre nous seront volontaires ?
À l'hôpital Layné, la vaccination des personnels avait rencontré un succès mitigé. (photo nicolas le lièvre)
Dans
les Landes comme ailleurs, la campagne de vaccination contre la grip-pe
A/H1N1 débute pour le grand public aujourd'hui. Elle durera quatre mois
et mobilisera plus de 600 personnes volontaires, réquisitionnées ou
mises à disposition qui interviendront au sein de onze équipes
réparties sur l'ensemble du territoire (lire ci-dessous). En moyenne et
avec les rotations, 18 personnes interviendront par centre de
vaccination.
Sans les médecins libéraux
Ces équipes pluridisciplinaires seront composées de membres de la Protection civile et de la Croix-Rouge, de praticiens en retraite, d'élèves infirmiers de l'hôpital de Mont-de-Marsan ainsi que des personnels de l'Inspection d'académie, du Conseil général, du Samu, de la Ddass... Les médecins, infirmiers et pharmaciens libéraux ne font pas partie du plan de bataille hors un rôle de conseil et de relais de l'information.
Selon l'ordre de priorité établi, tous les Landais ont reçu ou recevront une convocation en bonne et due forme envoyée par la CPAM. À réception, ils ont dix jours pour se rendre dans leur centre de vaccination. Il faut compter entre 15 et 45 minutes en fonction du temps d'attente. Un entretien avec un soignant précède l'injection (1). Au moins trois semaines après la première injection, il faudra procéder à une seconde.
Avec adjuvant pour l'instant
Des trois vaccins autorisés sur le marché, c'est celui du laboratoire GSK qui a été fourni dans les Landes. Un vaccin avec adjuvant totalement déconseillé aux femmes enceintes qui devront attendre la livraison d'un produit sans adjuvant pour aller se faire vacciner. C'est prévu pour la fin du mois, au moment où aura débuté la vaccination dans les collèges et les lycées (à compter du 25 novembre).
Si on ne sait absolument pas combien de Landais souhaiteront se prémunir contre la grippe A, il y aura de quoi traiter l'ensemble de la population. « On ne sait vraiment pas où on va », explique Colette Perrin, la directrice de la Ddass. Il est probable dans cette perspective que les horaires d'ouverture des centres seront modifiés au fur et à mesure. Au départ, ils ont été choisis afin de perturber le moins possible la vie de tous les jours.
(1) Un entretien destiné notamment à recenser les contre-indications (problèmes immunitaires, allergie aux protéines de l'oeuf...) et les facteurs de risques (maladies cardiaques, respiratoires, malformations congénitales, diabète...).
« C'est un plan militaro-jacobin. » Didier Simon, qui représente au sein du comité de pilotage l'Union régionale des médecins libéraux, ne fait pas dans la nuance. « Le comité de pilotage est là pour expliquer les décisions prises par le gouvernement. C'est davantage une chambre d'enregistrement qu'un lieu d'échanges. »
Voilà pour la forme. Sur le fond, le docteur Simon est tout aussi virulent. « Il y a un vrai problème de communication à l'attention d'une population très réticente à la vaccination. On a de quoi être inquiet quant à la réussite de ce plan. » Il estime entre 5 et 10 % la proportion de Landais qui acceptera de se faire vacciner.
Sur la non-participation des médecins libéraux et des pharmaciens (« ils sont piégés comme nous ») à cette campagne, Didier Simon a également un avis tranché. « La première raison est économique, le gouvernement a peur que ça coûte cher. Pourtant c'est le conditionnement des vaccins et la traçabilité qui sont mis en avant. Cette campagne, les médecins libéraux pouvaient parfaitement la mener. En 2002, nous avions vacciné contre la méningite 95 % des enfants landais. C'est aberrant qu'on ait été exclus du système, sans compter le pouvoir de persuasion que nous pouvons avoir et que l'État n'a pas. »
PROTECTION CIVILE. Les bénévoles ont réalisé un exercice de secourisme dans les conditions du réel
Samedi dernier, suite à une bagarre entre supporters, une vingtaine de secouristes de l'ADPC 64 (Association départementale de la protection civile) sont intervenus au stade Jean-Dauger pour secourir des victimes.
Ils ont dû porter secours, dans les nouvelles tribunes, à un supporter victime d'un malaise cardiaque, et dans la tribune présidentielle, à un homme qui avait subi un traumatisme crânien. Les victimes ont été soignées et évacuées rapidement par les secouristes de l'ADPC 64, qui sont présents à tous les matchs à domicile de l'Aviron Bayonnais.
Fort heureusement, on l'aura deviné, il ne s'agissait que d'un exercice mis en place par l'ADPC avec l'accord de la mairie et de l'Aviron Bayonnais.
Mis à l'épreuve
Cette manoeuvre a rassemblé une vingtaine de secouristes, trois véhicule de premiers secours à victimes et un véhicule léger tout terrain.
Les secouristes de l'ADPC64 ont été mis à l'épreuve, dans les nouvelles installations du stade Jean-Dauger et ont répondu efficacement aux situations imaginées par ce scénario.
Cet entraînement dans les conditions du réel ne sera sûrement pas le dernier, d'autres se préparent dans les bureaux de l'association, dans le but de préparer les secouristes à toutes les situations, même les plus imprévisibles.
Pour plus d'informations, contacter l'association sur www.adpc64.org
Source : Sud Ouest du 11 novembre 2009