PROTECTION CIVILE. Les bénévoles ont réalisé un exercice de secourisme dans les conditions du réel
Samedi dernier, suite à une bagarre entre supporters, une vingtaine de secouristes de l'ADPC 64 (Association départementale de la protection civile) sont intervenus au stade Jean-Dauger pour secourir des victimes.
Ils ont dû porter secours, dans les nouvelles tribunes, à un supporter victime d'un malaise cardiaque, et dans la tribune présidentielle, à un homme qui avait subi un traumatisme crânien. Les victimes ont été soignées et évacuées rapidement par les secouristes de l'ADPC 64, qui sont présents à tous les matchs à domicile de l'Aviron Bayonnais.
Fort heureusement, on l'aura deviné, il ne s'agissait que d'un exercice mis en place par l'ADPC avec l'accord de la mairie et de l'Aviron Bayonnais.
Mis à l'épreuve
Cette manoeuvre a rassemblé une vingtaine de secouristes, trois véhicule de premiers secours à victimes et un véhicule léger tout terrain.
Les secouristes de l'ADPC64 ont été mis à l'épreuve, dans les nouvelles installations du stade Jean-Dauger et ont répondu efficacement aux situations imaginées par ce scénario.
Cet entraînement dans les conditions du réel ne sera sûrement pas le dernier, d'autres se préparent dans les bureaux de l'association, dans le but de préparer les secouristes à toutes les situations, même les plus imprévisibles.
Pour plus d'informations, contacter l'association sur www.adpc64.org
Source : Sud Ouest du 11 novembre 2009
MUSSIDAN.

Les responsables sportifs formés à l'utilisation du défibrillateur. (PHOTO BRUNO BOUCHAREL)
La commune de Mussidan a récemment acquis un défibrillateur semi-automatique qui sera localisé à la piscine municipale pendant l'été et au stade des Mauries le reste de l'année.
Mardi soir, neuf responsables des clubs de rugby et de football ont suivi une formation dispensée par Didier Guérin, responsable de la Protection civile en Gironde. Les arguments de Didier Guérin en faveur des défibrillateurs sont éloquents : grâce à ces appareils, de 28 à 35 % des victimes d'arrêts cardiaques peuvent être sauvées contre 2 % auparavant.
Gestes complémentaires
Si l'appareil donne lui-même à l'utilisateur toutes les indications, le formateur a rappelé aux animateurs sportifs les gestes complémentaires, en particulier le massage cardiaque et le bouche-à- bouche.
L'examen a été réussi pour tous les participants qui espèrent, toutefois, ne jamais avoir à pratiquer.
EXERCICE. L'annonce d'une catastrophe aérienne testée à l'aéroport de Pau-Uzein


Des fonctionnaires et des secouristes ont joué, avec réalisme, le rôle des proches des victimes(PHOTOS GUILLAUME BONNAUD)
«Crash confirmé » écrit un membre de la Protection civile sur un tableau. Cris et gémissements retentissent dans la salle. Malades d'angoisse, les proches et les familles des passagers, réunis hier dans l'une des salles de l'aéroport de Pau-Uzein, sont sous le choc. La scène est impressionnante. Mais elle est factice.
Une soixantaine de personnes ont participé hier à un exercice de sécurité destiné à simuler l'annonce d'une catastrophe aérienne aux personnes attendant l'arrivée d'un vol Air France reliant Orly à Pau.
Le scénario : la trace d'un avion transportant près de 120 personnes est perdue par les radars. Les proches des passagers sont d'abord informés du retard de l'appareil. Jusqu'à ce qu'un chauffeur de taxi leur révèle un peu plus tard que le crash d'un avion au-dessus de la Dordogne a été annoncé à la radio.
Le personnel de l'aéroport, rejoint par les membres de la Protection civile, la Croix Rouge, le Samu, des équipes de soutien psychologique mais aussi par les représentants de la préfecture, les sapeurs-pompiers, les gendarmes et des militaires se trouve alors confronté à la tâche difficile d'annoncer la nouvelle aux familles et amis, de plus en plus angoissés.
Une mission d'autant plus délicate à remplir que les données dont il dispose lui-même dans un premier temps ne sont que très partielles, voire quasiment nulles. Bref, comment informer et ne pas affoler quand on ne sait rien, ou pas grand-chose ?
Des manques à combler
L'exercice, préparé depuis le mois de février, entrait dans le cadre du plan Orsec départemental.
« En 2005, nous avions déjà simulé le crash d'un avion en bout de piste; et en 2007, un cas de grippe aviaire dans un appareil », explique Jean-Louis Frot, de la Protection civile.
« Nous avions constaté à cette occasion que l'on pêchait en matière de communication et d'accompagnement psychologique des proches des victimes. » Hier, les « rôles » de ces derniers ont été joués avec beaucoup de réalisme par des personnels de la préfecture, de la Croix Rouge et de la Protection civile. Et l'on a beaucoup appris. En espérant ne jamais avoir à vivre pareil drame.
BERSON.
2009 ne déroge pas aux habitudes. La municipalité de Berson, et les associations ont concocté pour dimanche une journée Défi Sport gratuite et pour tous les âges. Le sport, le partage de bons moments, la bonne humeur et la convivialité sont, cette année encore, les maîtres mots des organisateurs.
Les activités débuteront dès 10 heures avec un programme très varié. Il commencera par le départ d'une randonnée cycliste pour effectuer le tour de la commune. Une initiation au tennis (par le Tennis-Club Bersonnais) sur les deux courts et une initiation au football (par l'USBC) seront une occasion de découvrir ces deux sports. L'après-midi, le Club de Pétanque Bersonnais sera sur la place du monument aux morts pour une initiation (à 15 heures, petits concours).
Toute la journée : phare d'escalade (de 7 à 77 ans), karting/Balanzbikes, tir à l'arc, tir à la carabine (par l'Acca), initiation aux gestes de survie (par la Protection civile), jeux de cartes, ping-pong, démonstration et initiation de viet vo dao... À 15 heures, départ d'une course pédestre. Bref, aucun sport ou presque n'a été oublié !
Pour les enfants
Véronique Michelet (Les Écuries de l'Oasis) et Isabelle et Stéphane Orduna (base de loisirs Béabato) accueilleront les enfants à la Charonne, pour une initiation à la pratique de l'équitation et à la planche à voile. À partir de 14 heures et jusqu'à 17 heures. À partir de 15 heures, les plus jeunes sont invités à participer à une grande chasse au trésor dans le bourg. Au foyer rural, maquillages artistiques et initiation à la danse sont proposés. Pour les 2/6 ans, devant l'école, les petits pourront s'exercer à la baby-gym et profiter d'une aire de jeux.
Repas et bonne humeur
Si ce Défi Sport a pour premier but de réunir un maximum de personnes pour concourir avec d'autres communes, le plaisir de se retrouver et de partager repas et activités est tout aussi important. Un parc de jeux traditionnels pour petits et grands avec initiation et mini-tournois, animé par le Mouvement des foyers ruraux et Sport en milieu rural de la Gironde, sera disponible pour tous. À noter aussi des jeux avec le Club des 2 CV et la « boule à l'oiseau », l'ancêtre du bowling.
Le midi, il sera possible de se restaurer sur place. Un repas est proposé (10 euros adultes, 5 euros enfants). Nombre de place limité, réservations si possible avant ce soir (en mairie). Renseignements au 05 57 64 35 04. À 16 h 30, un goûter sera offert aux enfants. Et comme la météo annonce du soleil, des rafraîchissements seront en vente toute la journée !
POMEROL.

Le défibrillateur, récemment acquis par la municipalité, parle aux stagiaires. (photo I. L.)
Balancer la tête en arrière, rester calme, appuyer plus fort. Ce n'est pas à un cours de tango argentin que le personnel communal, des écoles, une élue et la secrétaire de mairie ont eu droit, mercredi dernier, dans la salle polyvalente. Sous l'oeil avisé de Didier Guérin de la Protection civile du Libournais, qui intervient gratuitement dans le cadre de la vente, sept personnes ont été formées à l'utilisation du défibrillateur récemment acquis par la municipalité. Et pas n'importe lequel. Celui-là parle.
« C'est moins stressant pour la personne qui intervient sur une personne en état de choc », explique le formateur. « Il suffit de suivre les indications en attendant que quelqu'un aille chercher les secours. C'est une option que tous les défibrillateurs devraient avoir. »
Le stress d'une situation
Appareil prêt, ne pas toucher la victime, analyse en cours, commencer la réanimation. Le mannequin s'est prêté au jeu des personnes formées qui, chacune à leur tour, sont venues s'initier aux joies du bouche-à-bouche (avec chacun sa bouche pour raison d'hygiène) et du massage cardiaque. Certains ont les mains qui tremblent. C'est normal d'être stressé dans une telle situation qui, si elle reflète une certaine réalité, reste tout de même une simulation.
« La formation est d'abord faite pour soi-même puis pour mettre ses capacités au service des autres », souligne Didier Guérin. Dans un second temps, un recensement sera fait au niveau de la population et des associations pour que tous puissent être sensibilisés.
En attendant, le défibrillateur sera gardé en mairie et mis à disposition des associations, en espérant qu'il soit utilisé le plus rarement possible.